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buste de VILARIS en biscuit moule  pour le bicentenaire de la decouverte  du  kaolin  hauteur 37 cm edite par  HAVILANDE .LIMOGES  d apres une ecole francaise du XVIII  PRIX PORT COMPRIS 275€
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Le plus célèbre des apothicaires bordelais est pratiquement tombé dans l’oubli dans sa ville natale où son père Jean tenait déjà une officine, depuis 1693, 20 rue des Ayres.

Marc -Hilaire Vilaris (1) naquit le 8 octobre 1719. Il étudia d’abord avec son père, puis s’en vint à Paris pour se perfectionner en chimie et en histoire naturelle sous la férule de Guillaume-François Rouelle. Pharmacien pensionnaire pendant la Guerre de Sept ans qui opposa les Britanniques, alliés aux Prussiens, aux Français, il revint à Bordeaux pour succéder à son père en 1748, année où il fut reçu maître apothicaire. Trois ans après, à 33 ans, il est admis à l’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Bordeaux. Sa découverte d’une méthode de conservation des viandes par dessiccation n’y est pas étrangère. Jusqu’alors, les viandes salées étaient la principale cause du scorbut des marins et de tous ceux pour qui le sel était le seul moyen de conservation.

Touche-à-tout, il rédigea en 1780 un mémoire sur des machines de son invention qui permettaient la mise en œuvre de nouveaux procédés pour le traitement de la canne à sucre. Vilaris œuvre pour la création d’un jardin botanique, mais aussi veut créer un laboratoire de fabrication de médicaments commun aux pharmaciens. Conjointement ses recherches portent aussi sur le dessalement de l’eau de mer.

Ce collectionneur de minéraux doit sa gloire pour avoir joué un rôle déterminant dans l’identification en 1766 du premier gisement français de kaolin près de Saint-Yrieix, dans le Limousin.

Naissance d’une industrie
Les indications de son ancien camarade d’armée, le chirurgien Jean-Baptiste Darnet, installé à Saint-Yriex, ont été indispensables pour qu’il puisse localiser la précieuse argile blanche. Mais les analyses de Vilaris furent décisives pour identifier avec certitude le kaolin, permettant ainsi la naissance d’une industrie de la porcelaine dure en France. En mars 1767, grâce au kaolin de Saint-Yriex, sort des fours français la première porcelaine dure.

La manufacture royale de Sèvres souhaite se procurer la précieuse roche sédimentaire. Marc-Hilaire Vilaris veut lui vendre le gisement. Affaire conclue le 27 mai 1769 pour 15 000 livres… Il avait acheté ce terrain du Clos-du-Barre en début de mois pour 3 000 livres !

Ruée vers l’or blanc
À compter de ce jour, ce fut la ruée vers l’or blanc. Tout le monde recherche du kaolin, la spéculation sur les terrains bat son plein… Des moulins se construisent sur tous les cours d’eaux environnant pour malaxer kaolin, quartz et pegmatite afin d’obtenir la pâte à porcelaine. Les premières pièces sont présentées à Louis XV en décembre 1769.

Les manufactures de Sèvres et de Limoges, mais aussi celles de Marseille, d’Arras, de Niederviller ainsi que la Manufacture royale de porcelaine du Danemark et bien d’autres en Europe, s’approvisionnent en kaolin.

Après le décès de Vilaris à Bordeaux le 21 mai 1792, sa pharmacie est transférée par son successeur Étienne Desaybats sur la place du Département (actuellement place Pey-Berland). Lors de travaux de démolition visant à dégager la cathédrale Saint-André, elle fut démolie et reconstruite tout à côté où elle demeure jusqu’à ce jour.
L’épouse de ce dernier, manquant de savon, utilisait une argile trouvée au fond de son jardin pour blanchir son linge. Jean-Baptiste DARNET, intrigué par cette matière, en confia un échantillon à son ami VILARIS, apothicaire à Bordeaux, aux fins d’analyse.

VILARIS, connaissant déjà le kaolin, sentit la chance lui sourire, et pensant faire fortune transmis l’échantillon à M. BERTIN, ministre de la Maison du Roi, sans en aviser M. DARNET. Il s’agissait bien là de kaolin, et M. MACQUER, membre de l’académie des sciences, put extraite une quantité suffisante de kaolin des terres de Mme de MONTET, bordant le jardin de la famille DARNET au Clos de la Barre.

Le fourbe VILARIS reçut une récompense conséquente pour avoir permis cette découverte, et il fallut attendre le rachat par le royaume en mai 1769 des terres de Mme de MONTET pour que Jean-Baptiste DARNET perçoive une modeste pension pour surveiller la carrière.

 

C’est grâce à Turgot, intendant de la généralité de Limoges, que la première manufacture de porcelaine fut fondée à Limoges. Il s’inquiétait de voir ce kaolin alimenter des manufactures parisiennes, alors que la porcelaine aurait tout aussi bien pu faire vivre les habitants de la région. Il proposa donc à Joseph MASSIE, faïencier de Limoges une association avec Nicolas FOURNERAT et Pierre et Gabriel GRELLET, pour créer, le 1er mars 1771 la première manufacture de porcelaine à Limoges qui se plaça de 1773 à 1777 sous la protection du comte d’Artois, futur Charles X., et fut rachetée par la manufacture royale de Sèvres en 1784 et fut nommée « Manufacture Royale des porcelaines de France ».

 

 

Et Saint-Yrieix ? Devant le succès de la manufacture installée à Limoges, le comte de la SEYNIE ouvrit une fabrique, à la Seynie, tout près de Saint-Yrieix,  en 1774. Elle fut exploitée avec plus ou moins de bonheur par M. du GARREAU et de SAINT-AULAIRE, qui la louèrent ensuite à Etienne BAIGNOL, ancien tourneur, issu d’une grande famille de Limoges, jusqu’en 1797.